Plus je te suis, plus tu me fuis ; Adriane & Billie




 
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 Plus je te suis, plus tu me fuis ; Adriane & Billie

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Adriane K. Malefoy

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MessageSujet: Plus je te suis, plus tu me fuis ; Adriane & Billie   Ven 5 Aoû - 21:49

200*320200*320


« Adriane & Billie »



Je me levais ce matin seulement après avoir pris ma décision. Billie m'évitait. Ma Billie. J'étais bien décidée à savoir pourquoi. J'avais déjà demandé à Tobias mais il n'en savait pas plus que moi. Avec lui, elle était plutôt normale apparemment. Ce « plutôt » m'intrigua. J'avais donc choisi d'aller voir mon amie et de lui demander moi-même les raisons de ce comportement étrange. J'allais m'habiller à la va-vite après avoir pris une douche rapide. J'espérais bien la croiser au petit déjeuner. Je savais qu'elle se levait toujours tôt et plus je me dépêcherais, plus j'aurais de chance de la croiser. Je courus donc pour descendre la tour Serdaigle puis me débrouillais pour éviter les escaliers les plus malicieux avant d'arriver dans l'entrée de la Grande Salle, guettant la table des Gryffondor pour repérer Billie. Je cherchais une tête blonde près de son groupe d'amis habituel mais ne l'a vit pas. Je repérais alors Tobias à la table des Poufsouffle et m'approchais de lui.

« Tu n'aurais pas vu Billie ?
- Ah non, désolé Adri'. »


Je soupirais. C'était bien ma veine. Même le petit ami de ma presque-soeur ne savait pas où elle était. J'allais prendre mon petit-déjeuner avec mes amis, l'esprit loin d'être tranquille. Où était donc passée mon amie ? Que me cachait-elle ? Je ne mangeais presque rien et j'entendis Calypso me demander si j'étais malade. Oui, j'ai beau ne pas être bien grosse, j'adore manger et je mange des quantités énormes. Je secouais la tête négativement avant de tourner les talons et quitter la Grande Salle. Je marchais sans but précis. Retourner dans ma tour ? Pour faire quoi ? Me morfondre ? Non. J'avais besoin de bouger et je me retrouvais à monter une volée de marches sans même m'en apercevoir. Le jour se levait de moins en moins tôt et il était seulement sept heures du matin. Peut-être avais-je une chance d'apercevoir de belles étoiles avant de me remettre à la recherche de mon amie. Mes pieds me guidèrent donc d'eux-même (ou alors ce fut mon subconscient qui s'en chargea) vers la tour d'astronomie. J'y arrivais au bout de dix petites minutes. Il n'y avait personne à cette heure-là. Rien d'étonnant. Je me postais près d'une des fenêtres et regardais le jour se lever petit à petit. La lune était à son quart. C'était mon moment préféré. Je la trouvais plus belle comme ça que pleine. C'est alors que j'entendis des bruits de pas derrière moi et ma méfiance naturelle pris le dessus.

« Qui est là ? »

Je me retournais silencieusement pour observer les alentours, plongés dans l'obscurité. Une ombre passa puis une silhouette, rapidement. Aussitôt, je posais ma main sur ma baguette dans ma poche avant de m'avancer vers l'intrus. Quand je pus le voir, je me mis à rire de ma propre bêtise. Je me détendis et, en guise de salut, lui dis :

« Tiens, Billie. Je te cherchais justement. »

Je croisais mes bras sur ma poitrine, attendant de voir sa réaction. Si elle agissait encore comme ses derniers jours, en tentant de filer à l'anglaise, je ne me laisserais pas faire. Aucune excuse ne marcherait cette fois. Pas de devoirs en retard, ni de rendez-vous avec Tobias ou n'importe qui d'autre. Cette fois, j'allais avoir droit à mes explications. Je ne lâcherais pas l'affaire avant. J'étais une vraie tête de mule et je savais que Billie se doutait de ce que je voulais. Son visage était fermé, fatigué. J'avais presque de la compassion pour elle. « Presque » parce qu'elle m'évitait lâchement au lieu de me faire face et le pire, c'est que pour le coup, je n'avais rien fait ! Je me campais donc sur mes jambes, lui barrant la sortie.
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Billie McArthur

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MessageSujet: Re: Plus je te suis, plus tu me fuis ; Adriane & Billie   Mer 10 Aoû - 10:21

En se réveillant, Billie avait juste eu le temps de courir dans la salle de bains pour vomir. Les nausées étaient vraiment un mauvais côté de la grossesse, avec la fatigue et les douleurs dont elle ne pouvait pas parler. Elle avait parfois envie d'aller à l'infirmerie pour demander une potion contre la douleur, mais ce remède devait être contre indiqué dans son état. Donc elle souffrait en silence, ne dormant parfois que quelques heures pas nuit. Profitant d'être dans la salle de bains, elle se prépara avec l'intention de descendre dans dans la Grande Salle prendre son petit-déjeuner quand elle serait encore pratiquement vide. C'était sans compter sur son estomac qui faisait des pirouettes et qui l'obligea à s'asseoir pendant un quart d'heure sur le sol pour arriver à retenir debout sans tanguer. Une fois prête, il était près de sept heures et elle savait qu'il y aurait déjà du monde pour le premier repas de la journée, mais il fallait qu'elle mange si elle voulait tenir jusqu'à la fin de la journée. Camouflant ses cernes avec un sort qu'une amie lui avait appris, elle jeta un regard rapide au miroir avant de sortir de la pièce sous les supplications de ses camarades de dortoir. Ces dernières trouvaient suspect qu'elle n'arrête pas de mobiliser la salle d'eau jusqu'à parfois y rester pendant des heures. « McArthur, tu pourrais te bouger la prochaine fois. On va être en retard maintenant et encore il faudra qu'on saute le petit-déjeuner. » Billie soupira avant d'attraper son sac et de se diriger vers la porte. « Je m'excuse d'accord, je ne me sens pas très bien en ce moment. » Elle sortit du dortoir sans entendre de réponse, mais entendit distinctement Brunildha qui l'avait légèrement remise à sa place dire qu'elle n'avait pas à leur faire payer pour avoir rompu avec Tobias. Son cœur se serra en pensant à lui, qu'est-ce qu'il devait penser de son comportement ? Il devait sûrement ce demander s'il n'y avait pas quelqu'un d'autre dans sa vie, si elle n'avait pas trouver "mieux" ailleurs. Mais ce n'était pas le cas, Toby était devenu le centre de son univers depuis le jour où elle avait réellement compris les sentiments qu'elle avait pour lui. Son courage de Gryffondor lui faisait défaut et elle ne trouvait pas mieux que de l'éviter le plus possible. Mais le pire c'était que le destin devait être de son côté puisqu'elle ne croisait pratiquement plus son chemin. Il n'y avait rien de plus dur, mais il fallait qu'elle trouve le meilleur moyen de lui annoncer la nouvelle. Sans s'en rendre compte elle était arriver au niveau des portes de la Grande Salle et son regard couru sur les personnes présentent dans la pièce, mais ses yeux se posèrent sur un seul individu. LUI. Il semblait aussi regarder dans sa direction et prenant peur, elle se retourna le plus vite possible et remonta l'escalier le plus vite possible pour qu'il ne puisse pas la rattraper si il en avait l'intention. Elle avait mit tellement d'espace entre eux qu'elle était arrivée près de la Tour d'Astronomie, un endroit qu'elle adorait et où elle se rendait quand elle avait besoin de réfléchir. Là, c'était plus que le cas et si elle devait raté un cours ou deux, elle le ferait. Tout en montant les escaliers, elle pensa a tout ce qui était en train de ce passer dans sa vie, a ce que ses amis devaient penser de son attitude et de ses réactions parfois dé-mesurer. Les hormones, ce n'était pas une chose facile à gérer. Une fois la porte refermer derrière elle, Billie voulu s'approcher d'un fenêtre mais une vois l'interrompis dans son mouvement. « Tiens, Billie. Je te cherchais justement. » La jeune femme sursauta et vit Adrianne Malefoy se tenir devant elle, les mains sur les hanches et le regard plein de questions. Il fallait dire que c'était l'une des personnes qu'elle avait essayer d'éviter ces derniers temps et cette dernière devait vouloir savoir pourquoi. Pendant qu'elle essayait de trouver un plan pour quitter la pièce, elle pris le temps de répondre. Il fallait juste qu'elle arrive à partir le plus vite possible avant de craquer et de se laisser aller. « Addie, je suis contente de te voir. Comment est-ce que tu va ? Je peux faire quelque chose pour toi ? »


Dernière édition par Billie McArthur le Sam 3 Sep - 18:41, édité 2 fois
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Adriane K. Malefoy

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MessageSujet: Re: Plus je te suis, plus tu me fuis ; Adriane & Billie   Ven 26 Aoû - 22:21

Je croisais mes bras sur ma poitrine, attendant de voir sa réaction. Si elle agissait encore comme ses derniers jours, en tentant de filer à l'anglaise, je ne me laisserais pas faire. Aucune excuse ne marcherait cette fois. Pas de devoirs en retard, ni de rendez-vous avec Tobias ou n'importe qui d'autre. Cette fois, j'allais avoir droit à mes explications. Je ne lâcherais pas l'affaire avant. J'étais une vraie tête de mule et je savais que Billie se doutait de ce que je voulais. Son visage était fermé, fatigué. J'avais presque de la compassion pour elle. « Presque » parce qu'elle m'évitait lâchement au lieu de me faire face et le pire, c'est que pour le coup, je n'avais rien fait ! Je me campais donc sur mes jambes, lui barrant la sortie.

«Addie, je suis contente de te voir. Comment est-ce que tu va ? Je peux faire quelque chose pour toi ?»

Alors là, c'était limite lâche de sa part ! Elle osait faire comme si de rien n'était ? Comme si elle ne m'évitait pas depuis plus de deux semaines ?! J'en avais plus que marre des mensonges et malgré que j'en sois la reine, je détestais cela lorsqu'il s'agissait qu'on me mente à MOI ! De plus, je m'étais levée aux aurores rien que pour la trouver et du coup, j'étais de très mauvaise humeur. J'aurais été Billie, je n'aurais pas aimé me retrouver face à une moi fâchée en ce moment-même. J'avais presque l'impression que son cerveau s'agitait devant mes yeux pour trouver une échappatoire, une solution pour partir. Mais elle ne m'aurait pas. Pas cette fois. Je décroisais mes bras, m'approchais un peu d'elle, prête à la retenir si elle tentait de filer et me grattais la tête. Je me demandais si elle pensait réellement s'en sortir en posant des questions de routines, tentant d'échapper à mes questions qui risquaient de s'avérer un peu plus embarrassantes pour elle.

«Moi ? Comment est-ce que tu penses que je vais alors que tu m'évites depuis un moment ?»

Je me tus. Au moins, maintenant, c'était clair. Je ne la cherchais pas pour lui parler de la pluie et du beau-temps (enfin surtout la pluie) ou même de mon prochain devoir en potions (attention, sujet douloureux pour moi !). Ce que je voulais savoir, c'est ce qui lui prenais de m'éviter comme ça, sans raisons, sans que je sache ce que j'avais fait de mal ou que justement, je n'avais pas fait (parce que ça, ça m'arrive vachement souvent n'empêche !)... Je voulais savoir si elle allait mal, si elle me cachait quelque chose. J'étais une vraie fouine. Je tenais de ma famille pour ça. C'est un des seuls gênes Malefoy que j'ai hérité d'ailleurs - y compris la méfiance, les cheveux blonds et une vraie langue de serpent bien pendue. Le pire, c'est qu'elle n'avait clairement aucune chance de s'en sortir contre moi. Je la connaissais trop bien maintenant et si elle ne parlait ni à Tobi' ni à moi, c'est qu'il y avait un sérieux problème. Je sortis ma baguette dans mon dos, discrètement, et verrouillais la porte de la Tour. J'allais ensuite m'asseoir sur le rebord de la fenêtre près de la porte où je me tenais quelques minutes auparavant. Je lui fis signe de venir à côté de moi et me mis en tailleur. Elle était comme ma soeur et si il y avait bien quelqu'un dont l'état m'inquiétait en ce moment, c'était elle. Je la voyais parfois avaler des quantités gargantuesques et juste après, j'entendais un Gryffondor dire qu'elle passait son temps à vomir. Etait-elle boulimique ? Non. Ce n'était pas son genre. Pourtant, je décidais de tenter une petite remarque de ce genre.

«Dis-moi Billie, j'ai entendu dire que tu vomissais souvent en ce moment... C'est vrai ? Non parce que si t'as des problèmes, tu sais que tu peux m'en parler ...»

Je la regardais dans le blanc des yeux. J'avais l'impression qu'elle allait craquer mais je la connaissais bien justement. Elle était plus dure qu'elle n'en avait l'air et avant que j'arrive à lui faire cracher le morceau, il allait en falloir bien plus. Elle était peut-être presque aussi têtue que moi et si elle avait décider de ne rien dire, sa résolution tiendrait longtemps. Je soupirais alors qu'elle ne me répondait pas. C'était si dur que ça de tout avouer à une amie !? D'un côté, ça me faisait de la peine. Pas pour elle mais pour moi. (ouai, je sais, je suis pas égoïste vu comme ça ...) Moi parce qu'elle ne me faisait apparemment pas assez confiance pour tout m'avouer. D'un autre côté, je la comprenais. Combien de secrets avais-je tenu à ne pas dévoiler à qui que ce soit (bien sûr, ça avait fini par se savoir) ni même à elle ? Mais là, je sentais que c'était plus grave qu'un mauvais tour joué à un Serpentard (ou un Gryffondor, comme ça, pas de jaloux !) ou même une mauvaise note (et ça, je les collectionnais en potions donc je sais ce que je dis).

«Le pire, tu sais ce que c'est ? Tu me parles plus et en plus, tu parles plus à Tobias apparemment. Je pensais que tu l'aimais ... Et ce que tu fais, c'est vraiment injuste pour lui comme pour moi. Alors peu importe ce que c'est, je suis sûre que tu as besoin de te confier et tu devrais même pas hésiter. Mais après, te connaissant, tu dois préférer tout garder pour toi jusqu'au jour où la vérité explosera devant tout le monde. Mais ça, on sait toutes les deux que c'est très mauvais pour toi parce que ça risque de te valoir des ennuis. Alors t'as le choix : maintenant ou plus tard. Dans tous les cas, tu ne pourras pas tout cacher bien longtemps.»

Je lui adressais un large sourire que je voulais réconfortant même si en moi, j'avais plus un sourire démoniaque et avide de tout savoir. Moi, curieuse ? Non. Je m'inquiétais juste pour Billie et surtout, surtout !, je voulais savoir ce qu'elle avait. Tout ce que j'avais dit, je le pensais réellement. J'avais assez fait les frais du jeu du mensonge pour savoir que, quoi qu'il arrive, ça finissait toujours par nous revenir à la tête, comme un boomerang. Tiens, d'ailleurs, ça devrait pas s'appeler un mensonge mais un boomerang. Et celui-ci, personne n'est apte à le rattraper au vol, il est bien trop rapide et invisible ... Moche pour tous les menteurs du monde, même les plus doués (et je ne suis pas juste douée dans cette matière d'ailleurs). Alors si j'étais assez bien placée pour savoir ce qu'elle risquait, j'espérais qu'elle aussi et qu'elle n'allait pas tourner autour du pot cent cinquante ans même si avec ma chère et tendre blonde McArthur, j'avais toutes les chances de passer des heures à tenter de deviner ce qu'elle avait...

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Billie McArthur

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MessageSujet: Re: Plus je te suis, plus tu me fuis ; Adriane & Billie   Ven 26 Aoû - 23:46

« Moi ? Comment est-ce que tu penses que je vais alors que tu m'évites depuis un moment ? » Le ton n'était pas cassant ou méchant, mais la colère et le questionnement était plus qu'évident et cela faisait vraiment à Billie. Surtout le premier sentiment qui était plus que visible chez sa chère amie. Elle n'aimait pas le mensonge, mais faire autrement pour le moment était impossible et comme elle ne voulait pas laisser couler sa peine, elle évitait au mieux tout ceux qui avait de l'importance à ses yeux. Ce n'était pas la meilleure chose à faire, mais voilà. Seules Rose et Victoire étaient au courant, l'ayant trouver dans les toilettes des femmes en train de pleurer sur son sort. Elle n'avait même pas eu besoin de leur dire, Mimi Geignarde l'avait pour elle. La seule chose qu'elle ne comprenait toujours pas c'est comment ses amies avaient fait pour empêcher le fantôme de divulguer la nouvelle dans tout le château. Enfin bref, là, elle se retrouvait coincer dans la Tour d'Astronomie avec la jeune femme la plus têtue de cette planète avec elle et elle savait qu'elle n'en sortirais pas indemne. Soit tout sortirais ou alors elle allait la blesser pour lui faire comprendre que ça ne la regardais pas. Soupirant, Billie passa une main sur son front qui était moite, elle ressentait déjà les tiraillements douloureux de son estomac qui lui rappelait qu'elle n'avait pas manger. « Je suis désolée si mon comportement ta fait souffrir, mais je ne vais pas très bien en ce moment et j'ai vraiment besoin d'espace pour réfléchir... Personne ne peut me comprendre. » Tout en disant cela elle s'était rapprocher de l'une des fenêtres pour profiter de l'air frais qui lui fit du bien. Elle se sentait vidée, totalement et se demandait comment elle avait encore la force de faire semblant. Le talent de comédienne, elle devait très certainement tenir cela de sa très chère mère qui n'était pas mauvaise dans ce domaine. Elle avait donc quelque chose en commun avec sa personne. En tout cas, Adrianne n'avait pas l'air de vouloir lâcher le morceau et c'est ce qui lui faisait le plus peur, la terrifiait tout simplement. Parce que bien qu'elle soit très forte, la jeune McArthur était à fleur de peau et ne savait pas si elle tiendrait très longtemps sous les assauts de son amie. En la voyant lui faire signe pour s'asseoir, elle s'approcha et s'installa tout en bougeant légèrement sa robe pour cacher le léger renflement qui commençait à poindre sous sa chemise. « Dis-moi Billie, j'ai entendu dire que tu vomissais souvent en ce moment... C'est vrai ? Non parce que si t'as des problèmes, tu sais que tu peux m'en parler ... » Le cœur de la jeune femme manqua plusieurs battements et elle retint sa respiration avant d'essayer de trouver une raison plausible à ce comportement. « Tu sais j'ai tellement de chose en tête que je me suis un peu réfugier dans la nourriture, ce n'est pas très facile avec ma mère en ce moment. Je me gave tellement que je m'en rend malade et puis j'ai attraper un mauvais coup de froid par dessus, mais j'ai été voir l'infirmière, ça va un peu mieux. » Pieux mensonge, il y avait à peine deux heures elle avait rendu tout ce qu'elle avait pu avaler au repas du soir et son ventre n'allait pas tarder à crier famine. Elle ne tiendrais pas jusqu'au repas du midi, c'était une certitude. Mais là, cela pouvait bien sembler étrange, elle se sentait vraiment bien aux côtés d'Adrianne, même si certaine était en train de la cuisiner pour savoir ce qui en était réellement de son comportement. Billie pouvait lui sortir bon nombre de mensonge, mais la jeune Malefoy était une reine dans ce domaine, il lui faudrait du solide pour qu'elle finisse par la croire. « Le pire, tu sais ce que c'est ? Tu me parles plus et en plus, tu parles plus à Tobias apparemment. Je pensais que tu l'aimais ... Et ce que tu fais, c'est vraiment injuste pour lui comme pour moi. Alors peu importe ce que c'est, je suis sûre que tu as besoin de te confier et tu devrais même pas hésiter. Mais après, te connaissant, tu dois préférer tout garder pour toi jusqu'au jour où la vérité explosera devant tout le monde. Mais ça, on sait toutes les deux que c'est très mauvais pour toi parce que ça risque de te valoir des ennuis. Alors t'as le choix : maintenant ou plus tard. Dans tous les cas, tu ne pourras pas tout cacher bien longtemps. » C'était le coup dur, là, entendre le nom de Tobias dans sa bouche et le fait qu'elle insinuais qu'elle ne l'aimait pas était la pire chose qu'elle pouvait faire à ses yeux. Submergée par la peine, elle quitta sa place et se dirigea vers la porte comme une furie pour essayer de l'ouvrir et enfin quitter cette pièce. Mais impossible, elle avait du être verrouillée sans qu'elle ne s'en rendre compte. Pendant plus d'une minute elle s'énerva sur le battant de bois pour tenter, mais rien. Un éclair traversa son esprit et elle essaya de trouver sa baguette avant de se rappeler de l'avoir oublier dans son dortoir. Elle avait vraiment la tête en l'air. Un sanglot passa ses lèvres et elle se laissa glisser sur le sol tout en essayant de retenir ses larmes, elle ne voulait pas paraître faible ou quoi que ce soit d'autre. Surtout pas devant quelqu'un qui avait tant d'importance pour elle. C'est donc la voix rauque qu'elle pris le courage de lui répondre. « Tu ne peux pas me dire ça Addie, non, pas sur mes sentiments... Tobias est le centre de ma vie, c'est mon univers et ma seule véritable raison de vivre et tu le sais très bien. Mais il mérite beaucoup mieux que moi, je ne veux pas gâcher son existence comme je suis en train de le faire avec celle de ma mère. Je ne vaux rien, je ne suis qu'une petite fille perdu dans un univers que je croyais protecteur et dans lequel je ne craignais rien... J'ai l'impression de ne plus y être à ma place. » Là, elle ne mentait pas vraiment le fait d'être enceinte l'avait fait réfléchir et elle savait très bien que la direction de Poudlard en l'apprenant voudrait peut-être la renvoyer chez elle sans aucunes chances pour finir ses études. Elle ne voulait pas, vivre avec sa mère rien que deux mois était un véritable cauchemar, mais là toute l'année avec en plus un enfant, c'était tout simplement le pire qui pouvait lui arriver. Elle ne voulait pas quitter ce monde, ces amis et l'amour de sa vie. « Mais je peux rien te dire de plus, je suis vraiment désolée... Mais je ne peux pas. » Plusieurs larmes coulèrent sur ses joues et elle les essuya avec une rage non dissimulée, il fallait qu'elle se calme, ce n'était vraiment pas bon dans son état. Elle avait déjà ressenti de terrible douleur au ventre et elle ne voulait pas perdre la dernière chose qui la rattachait à Tobias, le lien ultime, son enfant. Prenant une grande inspiration, Billie redressa son regard et le planta dans celui de son amie qui n'avait pas bouger d'un pouce et qui semblait réfléchir à ce qu'elle venait de lui dire. « Je suis un monstre Adrianne, c'est tout ce que je suis. »
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Adriane K. Malefoy

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MessageSujet: Re: Plus je te suis, plus tu me fuis ; Adriane & Billie   Mer 31 Aoû - 22:14

«Tu ne peux pas me dire ça Addie, non, pas sur mes sentiments... Tobias est le centre de ma vie, c'est mon univers et ma seule véritable raison de vivre et tu le sais très bien. Mais il mérite beaucoup mieux que moi, je ne veux pas gâcher son existence comme je suis en train de le faire avec celle de ma mère. Je ne vaux rien, je ne suis qu'une petite fille perdu dans un univers que je croyais protecteur et dans lequel je ne craignais rien... J'ai l'impression de ne plus y être à ma place.»

Je la regardais, assimilant tout ce qu'elle me racontait. J'avais bien jouer encore une fois. J'en avais su plus que je ne le voulais rien qu'en lui parlant de Tobi'. Point sensible, je le savais bien. Le problème, c'est que je ne savais même pas quoi lui répondre. Je me sentais mal pour elle et rien que le fait de ne pas savoir ce qui lui arrivait me rendait dingue. Pourtant, avant que j'ai pu ajouter quoi que ce soit, elle reprit :

«Mais je peux rien te dire de plus, je suis vraiment désolée... Mais je ne peux pas.»

Quelques larmes coulèrent le long de son visage et aussitôt, j'eus le réflexe de la prendre dans mes bras. Moi, Adriane Malefoy l'insensible, j'avais toujours ce réflexe. Lorsqu'un de mes amis pleurait, je cherchais toujours à le consoler sans même réfléchir. Tout ce qu'elle avait dit, bizarrement, ça me faisait du mal. Mais j'étais persuadée d'une chose. C'est pas qu'elle ne pouvait pas me le dire c'était plutôt qu'elle ne VOULAIT pas. Je soupirais, la lâchais et la regardais essuyer ses larmes avec violence. Je me mordis la lèvre, ne sachant que faire et puis. Il y eut la goutte d'eau qui fit déborder le vase...

«Je suis un monstre Adriane, c'est tout ce que je suis.»

Je la regardais, bouche-bée. Ma Billie était-elle tombée sur la tête ? D'abord, elle ne voulait pas me dire ce qui lui arrivait et ensuite, elle osait me dire qu'elle était un monstre ?! Je me tournais d'un seul coup vers elle et posais mes mains sur ses épaules. Je l'empoignais fermement et la forçais à se tourner vers moi. Elle planta son regard dans le mien et, alors que je sentais mes ongles s'enfoncer dans sa peau, je m'exclamais, limite hystérique :

«Tu déconnes Billie !? C'est quoi cette idée de monstre !? Je suis sûre que quoi qu'il se passe - et je finirais par le savoir - tu n'es pas un monstre !»

Je la lâchais, me rendant compte que je devais la serrer trop fort vu la douleur que j'avais lu sur son visage. Je sentis mon visage présenter toutes mes excuses à ma place. Je tentais de bégayer que je ne voulais pas, que j'étais désolée mais aucun son ne sortit de ma bouche. J'étais comme choquée. Même pas "comme" d'ailleurs. Je déglutis faiblement alors que mes idées faisaient leur petit bout de chemin dans ma petite cervelle. Elle vomissait et elle n'arrêtait pas de mettre ses mains sur son ventre. Sauf que si j'avais raison, ça n'expliquait pas pourquoi elle ne me disait rien. Ca n'expliquait pas pourquoi elle ne parlait plus à Tobias. Je préférais qu'elle me le dise moi-même. Et pour ça, il allait falloir que j'insiste encore et encore même si je devais déployer d'immenses efforts pour ça. J'avais les larmes au bord des yeux sans savoir pourquoi et je lui demandais alors :

«Billie... Pourquoi tu veux pas me le dire ? Je suis ton amie, tu m'as toujours fait confiance sur tout. T'es comme une soeur pour moi mais même Erica m'aurait dit ce qu'elle avait si c'est si grave. Je peux t'aider même si tu ne le pense pas. Je t'en supplie, te fais pas plus de mal en gardant tout ça pour toi...»

Et voilà. Moi-même je m'étonnais de la sensibilité dont je pouvais faire preuve parfois. J'étais presque fière de moi pour le coup. Je ne savais même pas comment tout ça était sorti de ma bouche mais je savais d'où ça venait et ça va peut-être vous paraître cu-cul mais tout ce que j'avais dit, ça venait du coeur et j'étais presque sûre que pour cette seule raison, elle allait craquer. Ou enfin sa carapace se craquèlerait au moins un petit peu. Je l'espérais en tout cas. Sinon, une autre tactique allait être dure à élaborer en si peu de temps et ça, ça me faisait peur ...

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